Accueil Organisation du RGPH4

L'organisation du RGPH4

4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) : les résultats globaux définitifs publiés chiffrent la population togolaise à 6 191 155 habitants en 2010

En application du décret présidentiel n°2008-068/PR du 21 juillet 2008, le Ministère auprès du Président de la République, chargé de la Planification, du Développement et de l’ménagement du Territoire a organisé à travers la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN), le Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat du Togo (4ème RGPH). A cet effet, la DGSCN a procédé du 06 au 21 novembre 2010 au dénombrement général de la population sur l’ensemble du territoire de la République Togolaise. A l’issue de ce dénombrement,

 les résultats globaux provisoires ont été présentés en mai 2011. Huit mois après, le Togo vient encore de faire un pas important dans cette opération stratégique pour la gouvernance, la planification et le  développement en publiant les résultats globaux définitifs qui chiffrent la population togolaise à 6 191 155 habitants en 2010.
 
Répartition de la population résidente selon la région et le sexe / Evolution de la population de 1981 à 2010 par région  


Région

Hommes

Femmes

Total
 2010

Total
 1981

Taux de croissance annuel moyen

Maritime (y compris Lomé Commune)

1 248 354

1 351 601

2 599 955

1 040 241

3,16%

Lomé commune

401 172

436 265

837 437

375 499

2,77%

 Maritime sans Lomé Commune

847 182

915 336

1 762 518

664 742

3,36%

Plateaux

678 191

696 974

1 375 165

650 393

2,58%

Centrale

308 443

309 428

617 871

273 138

2,81%

Kara

376 111

393 829

769 940

426 651

2,04%

Savanes

397 996

430 228

828 224

329 144

3,18%

Total

3 009 095

3 182 060

6 191 155

2 719 567

2,84%

A travers ce tableau, nous constatons qu’une des caractéristiques majeures de la population togolaise est sa croissance relativement forte. De 1981 à 2010, soit en 29 ans, la population résidente a plus que doublé. Elle est ainsi passée de 2 719 567 habitants en novembre 1981 à 2 719 567 habitants en novembre 2010, ce qui correspond à un taux de croissance annuel de 2,84%. La croissance démographique n’a pas été la même pour toutes les régions. Dans les régions des Savanes et Maritime, la croissance a été la plus élevée (3,18% pour Savanes et 3,16% pour Maritime). Par contre les régions des Plateaux (2,58%) et la région de la Kara (2,04%) affichent des taux de croissance inférieur au taux national.

Enjeux stratégiques du 4ème RGPH : mieux planifier les besoins et les moyens, retard de près de 30 ans à rattraper                                              

Le RGPH4 est une opération stratégique pour notre pays vu qu’elle n’a plus été menée depuis presque 30 ans contrairement aux recommandations de l’Organisation des Nations Unies qui exige que tous les 10 ans chaque pays doit fait un recensement général de sa population.
Alors, combien sommes-nous ? Comment satisfaire nos besoins en eau potable ? Comment adapter la politique de logement du gouvernement aux besoins de la population ? Combien de jeunes Togolais ont-ils besoin d’emplois dans notre pays ?  Quel type de centre de santé faut-il construire dans telle ou telle région, préfecture, canton, village ou quartier ?
Les réponses à ces questions sont capitales pour la planification des besoins et des moyens et le Togo commence par en savoir un peu plus avec la réalisation de l’opération du RGPH4. Ainsi, les données du 4ème RGPH vont beaucoup aider les décideurs, les gouvernants et surtout les acteurs de la société civile à justifier, élaborer et mettre en œuvre leurs projets de développement dans l’optique de la réduction de la pauvreté et l’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Avec la publication des résultats globaux définitifs du RGPH4, le Togo commence par disposer progressivement d’une base de données actualisée sur les caractéristiques sociodémographiques et sur l’habitat. Un répertoire des lieux habités comportant les effectifs des populations, les infrastructures de base et les coordonnées géographiques de tous les lieux habités du Togo (villes, villages, hameaux et fermes) et une base de sondage aréolaire indispensable pour les enquêtes intercensitaires seront bientôt disponibles.

Une mobilisation intense au niveau national, complétée par des appuis externes…
L’organisation du 4ème RGPH a nécessité une préparation minutieuse, mobilisant quelque 9 000 personnes de terrain : 7 000 agents recenseurs, 1 500 chefs d’équipes, 360 agents contrôleurs et 42 superviseurs. Cela a mobilisé des moyens financiers importants (près de 3 700 000 000 FCFA), mais aussi une expertise technique nationale et internationale à toutes les phases du processus. L’Union européenne (UE) qui a été le plus grand contributeur parmi les bailleurs, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour l’enfance, (UNICEF), AFRISTAT et la République Populaire de Chine accompagnent techniquement et financièrement le Togo dans ce processus.
La sensibilisation de la population : clé de la réussite du 4ème RGPH
En dehors des travaux préliminaires qui ont caractérisé la phase préparatoire de l’opération à savoir la cartographie censitaire, le recensement pilote et la formation des agents de terrain, on ne serait oublier la sensibilisation. Tout au long du processus, celle-ci a été perçue comme un réel challenge pour la réussite du projet. La cellule chargée de la sensibilisation du Bureau Central du Recensement (BCR) a informé les leaders d’opinion, les membres des Comités locaux de recensement (CLR), les professionnels des médias, les parlementaires etc. sur les enjeux du 4ème RGPH. Tous ces acteurs ont apporté leur adhésion et leur contribution en se joignant aux actions de sensibilisation de la population et des ménages.
Le Comité de pilotage du 4ème RGPH 
Le 4ème RGPH du Togo tient son atout du succès des réunions du comité de pilotage composé de personnalités togolaises ainsi que des partenaires techniques et financiers qui se réunissent régulièrement, non seulement pour évaluer l’état d’avancement des travaux, mais aussi pour lever les goulots d’étranglement et les obstacles éventuels qui pourraient freiner la mise en œuvre des activités prévues dans le chronogramme d’exécution.